Entre le remplissage frénétique de cartons (où l'on ne regrette -presque- pas les pots d'épices utilisés une seule fois), le voyage vers l'espace de stockage des affaires(fermé le dimanche) et l'oubli de mon billet de train dans un desdits cartons (retrouvé, pas d'inquiétudes), j'ai peu de temps.
Greshka et moi rentrons à la maison pour l'été, mais revenons (très) bientôt pour de nouvelles recettes. D'ailleurs, elles sont dures à trouver en ce moment. Je suis passée en mode herbivore, le soleil et la torpeur étouffent toute velléité de manger ; et puis je ne vais pas donner une recette de taboulé, on le raconte si bien ici, ni mes vinaigrettes ou mes salades moins folles que celles de certaines. D'abord, comme je voyage beaucoup cet été (le chat un peu moins), j'aurai l'occasion de raconter des recettes d'ailleurs...

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Bref. Un peu de répit cet après-midi, le petit monstre velu dort, j'ai le temps de raconter ma pissaladière, celle que j'aurais fait pour mon voyage si je n'avais pas rangé tous mes plats, comme les niçoises préparaient le repas de leur mari le matin. J'aime bien revenir aux origines de ces pains que l'on garnissait de quelques ingrédients seulement. Pas très originale comme recette, certes, mais j'aime bien la mienne.

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La dernière part

Pour une jeune fille et son chat en voyage, une pissaladière
Préparer la pâte au moins deux heures à l'avance : dissoudre un demi-paquet de levure en sachet dans un verre d'eau tiède (plutôt froide que chaude) - environ 10 minutes à un quart d'heure. Dans un saladier, verser 125 gr de farine, une pincée de sel. Ajouter la levure, mélanger à la main, ajouter un filet d'huile d'olive, puis, progressivement, de l'eau jusqu'à obtention d'une pâte élastique. Laisser reposer au frais sous un torchon propre, pendant au moins deux heures.
Préparer la garniture. Faire revenir doucement 3 oignons émincés en lamelles dans de l'huile d'olive (chiffre à moduler selon envies, j'aime bien la pissaladière dénudée, compter au moins deux de plus pour des amateurs de plats habillés), ajouter une cuillère à soupe de sucre, une pincée de sel.
Hacher une douzaine d'olives noires -je préfère, c'est plus élégant et plus pratique que l'olive non dénoyautée dont on tente tant bien que mal d'extraire en toute discrétion le noyau-. Préparer une douzaine de filets d'anchois -je les hache aussi, c'est à votre guise.
Préchauffer le four à 220°C.
étaler la pâte à la main sur une plaque type Tefal farinée, ajouter les oignons puis les anchois et les olives. Cuire jusqu'à ce que ce soit cuit : la pâte à pain doit être cuite, on surveille les bords pour voir. La mienne a cuit 15 minutes, c'était assez réussi.