Dernier épisode de ce moment de grâce, une soupe chinoisante pour finir les restes de légumes, arrosée du reste de bouillon. Reste, reste, reste. J'ai acheté un bouquin aux éditions de l'Epure qui traite de la cuisine des épluchures. Très chouette. Je dois avouer que je n'ai jamais osé -ni même servir- mes épluchures de pommes doucement caramélisées ou mes omelettes de rien (trois herbes, un fond de chèvre et une tomate à côté, mais c'est un éden). Et pourtant, l'art d'accomoder les restes est des plus importants. Non pas tant, par ces temps de crisite et de pouvoirite d'achat -ça m'énerve, ça m'énerve-, mais parce qu'il est toujours dommage de jeter quelque chose qui peut être transformé et utilisé à l'envi. Pour mes restes de bouillon, donc, je suis partie vers une cuisine plus asiatique. Je trouve que vieille France et wok peuvent parfois discuter.

Comment j'ai achevé le bouillon

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Encore trois fois rien à faire, puisque tout est près. On fait sauter dans un wok du gingembre, de l'ail à volonté (et un oignon qui menaçait de s'éteindre en sus, mais ça n'est pas obligatoire), en ajoutant trois cuillères en bois de sauce soja.  On y ajoute le reste de petits légumes, on mélange. On fait pendant ce temps tremper quelques algues séchées, et les vermicelles de riz. Qu'on ajoute dans le wok quand ils sont prêts. Il n'y a plus qu'à verser le reste de bouillon, à laisser mijoter quelques instants (je sais, ça n'est pas conventionnel, mais j'avais faim). Et quelques feuilles de coriandre découpées.