21h21. J'égraine mes amis au fil de mes études. Des conversations interrompues par une ou deux années, ça ne se remarque presque pas. Je ne l'ai pas vue depuis trop longtemps. A 21h21, j'irais la chercher à la gare. Ma meilleure copine de collège - puis de lycée, ma partenaire de tout et de rien.
La seule qui puisse me dire "tu te rappelles du moment où tu es restée accrochée au filet de badminton avec ton appareil dentaire?" (sic).
Celle avec laquelle j'ai fait ce somptueux exposé sur la médecine au Moyen-âge, illustré par des Barbie (le principe est simple : une Barbie, une robe en mouchoir blanc, un coton pour le mouton, un feutre rouge = Barbie transfert sanguin au 14ème siècle -non non, je ne rigole pas-).
L'unique capable de déceler dans cette vague connaissance boutonneuse le garçon qui me faisait chavirer en 4ème. Ou plutôt, capable de faire une liste desdits garçons (re-sic).

Et ce soir, pour ouvrir ce week end d'automne, d'exposition Rothko-Pollock-de Stael, de Salon du Livre, de thés, de fous rires, il y aura en dessert ce Duo de mousses chocolat - kaki, pour deux blondinettes.

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J'ai joué à agar-agar. Le premier essai fut presque concluant, sauf le schplof final dans le blender. Un bruit mat et mou, et celui d'une ventouse discrète quand j'ai sorti la préparation déjà figée. C'est bon, notez, mais ça n'était pas exactement la consistance attendue. J'ai mieux suivi les conseils de Lili pour la deuxième.
C'est une des raisons pour lesquelles ma mousse de kaki s'est transformée en duo. Mieux comme ça : couleurs d'automne, parfums qui se marient étonnamment bien (je n'aime pas le chocolat en général, et ne le supporte qu'avec certains fruits). Et ça remplit mes verrines (sic, le mot m'effraie et m'énerve) jusqu'au bord. 6 verrines, pour une vague idée des proportions. Bref, ce dessert peut aussi se préparer de manière plus classique, oeufs battus et tout le tintouin.
Pour la mousse de kaki : peler deux fruits, mixer la chair. Pendant ce temps, faire chauffer 150mL de lait avec une mini quantité d'agar agar -une demi cuillère à café, grand maximum. Porter à ébullition attendre quelques instants, puis verser dans le blender. Mixer avec la chair du fruit, verser dans les verrines.
Pour le coulis caramélisé : peler deux figues de Barbarie. Après, ça se complique. Vraiment. Et si quelqu'un a une meilleure solution, je suis preneuse. J'ai essayé pour séparer la bonne graine -la pulpe- de l'ivraie -les petites graines- de passer la chair au moulin à légumes. Face au crouik crouik pour le moins inquiétant, j'ai opté pour la stratégie manuelle, à savoir : presser la pulpe contre une passoire à grille très fine, et passer un peu d'eau pour rincer les graines (j'ai jamais dit que c'était essentiel, hein. Le reste, c'est du gâteau : on fait réduire le truc (entre purée et jus) obtenu, on ajoute un morceau de beurre salé. Eventuellement une cuillère de rhum, à mon humble avis. Verser sur les mousses de kaki.
La mousse au chocolat : Faire fondre une demi plaquette de chocolat noir, ajouter 100mL de lait et encore une dose homéopathique d'agar agar. Porter à ébullition, verser sur la première préparation.
Laisser refroidir, réfrigérer au moins 1h30.