Birthday

Je regardais avec dégoût mes cousins qui, le jour de Noël, buvait du Coca Cola avec le foie gras.
Je n'ai jamais aimé les bonbons, sauf les immuables fraises Tagada que je ne connaissais que par les goûters d'enfants. Des fêtes révolues, quand on n'a plus 10 ans.
J'ai la chance d'être née au printemps. Je me souviens d'un anniversaire mémorable lors duquel mon père a organisé un jeu de piste dans les bois. Nous avons couru tout l'après-midi à la recherche d'indices, jusqu'à la découverte d'un trésor de gourmandises en tout genre, caché dans une souche ou un buisson, je ne sais plus. Au retour, attendait encore chaud le Gâteau, l'éternel gâteau au chocolat de mes anniversaires, toujours le même et toujours délicieux (quoique je l'aime un peu moins, maintenant). Une recette de ma grand-mère, un peu moins grasse, un peu moins sucrée. Des bougies qui ne s'éteignent jamais, qui coulent un peu sur la surface à peine craquante.
J'ai peu de souvenirs de pâtisserie. Des tartes, souvent avec du päpele, aux pommes, à la rhubarbe, et plus rarement à d'autres fruits; des desserts que j'ai mis un temps fou à aimer. Une bûche longuement préparée avec mon père, avalée en moins de deux par des amis indélicats. Des bredele, bien sûr, avec ma grand-mère. Le fraisier-framboisier sublime d'un repas de famille, qui m'a fait comprendre que la vraie vie n'était pas uniquement chocolatée. Et des meringues poudreuses, rousses de sucre, croustillantes et manquant parfois de cuisson à coeur.
Je lisais parfois la pâtisserie de Lenôtre, rêvant de desserts fabuleux qui me paraissaient inaccessibles ou ringards.
En quelque sorte, j'ai reproduit ce goût pour la pâtisserie fifties et les goûters fifilles avec des cadeaux kitschs. Pour l'anniversaire de P.

Des éclairs à l'orange et à la vodka.

 

Photo_034

Pour une douzaine d'éclairs de taille respectable.

Préparer les choux : je n'écrirais rien là-dessus, je me suis contentée de suivre à la lettre la recette de Loukoum (clic) : de l'eau, du sel, de la farine, des oeufs. Magique.
Préparer la crème (d'après Pierre Hermé) :
Dans une casserole à fond épais, mélanger 20 gr de Maïzena, 2 càs de sucre, 20 cl de lait de soja, le jus d'une orange et demi, 3 càs de vodka. J'ai utilisé du lait de soja, qui réagit différemment à la température, mais qui est plus digeste, moins écooeurant et qui permet de congeler la crème (avec ces proportions dans la recette, il m'en restait). Epaissir à feu doux en fouettant pendant une quinzaine de minutes.
Dans une jatte, battre un jaune d'oeuf avec 3 càs de sucre. Verser dessus le lait chaud tout en fouettant, remettre l'appareil dans la casserole, et chauffer à feu doux 5 minutes sans cesser de remuer. retirer du feu, verser dans une jatte que l'on place dans une grande jatte remplie de glaçons. Laisser refroidir, utiliser aussitôt.
Préparer le glaçage : Mélanger un peu du jus d'orange restant à du sucre glace. J'ai obtenu un glaçage très liquide, et ne demande que des conseils à ce sujet.
Inciser les choux, y verser une cuillère de crème pâtissière (j'avais sorti la poche à douille, ce fut catastrophique), glacer.