16 avril 2009

Carmen, la Bible et les maquereaux, par hasard.

De la musique, d'abord. Un concert étonnant dans une toute petite salle boulonnaise, un dimanche après-midi. Le pianiste rêveur, tout en longueur et finesse, brise les murmures vagues d'inanités par le prélude en do dièse mineur, de Rachmaninoff. Mes souvenirs de ce morceau ne sont liés qu'à l'interprétation de Lugansky : frappe chirurgicale (du clavier), efficacité mécanique, précision extrême et sans âme. A. L. est tout autre, il laisse le prélude vivre, se déplier dans l'espace sonore, tout en courbes et rondeurs, le regard perdu.... [Lire la suite]