Il était une fois d'improbables rencontres. De celles qui donnent envie de quitter l'habit quotidien et la médiocrité urbaine pour des espaces plus authentiques, qui prennent un air de fête lorsque l'on a l'impression de fuguer. De celles qui rassurent un peu, qui emplissent l'existence de joies ineffables, simples, de sourires imaginaires et d'yeux rieurs. De celles qui peuplent la solitude d'amitiés.
Un peu follement, donc, je suis partie voir le premier jour des Glorieuses de Bresse, seule (ou presque). Un arrêt à Bourg-en-Bresse. Suivre les silhouettes emmitouflées portant des paniers en osier caractéristiques, presser le pas pour découvrir le joli marché avant le départ du train.
Quelques photos, au passage, du maïs ancien, d'un manège, sur la place de l'Hôtel de Ville.

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Puis le train, de nouveau, absorbée dans mes rêveries. Arrivée pour le déjeuner, sans autre intérêt que les propos passionnés d'un éleveur de bœuf charolais sur la question de l'AOC. Les murmures, les bribes de conversation de tous bords sont de même accabit : on boit (du vin du Jura, encore ce fameux cépage Savagnin) et on parle de bouffes, de ripailles (oui, vraiment, parce que les gens sont venus simplement, et que le thé Macha est aussi inconnus en ces terres que le rapadura et la fève tonka). AOC ici, cuisine là-bas, commentaires sur le poulet un peu sec et sur la cuisine du chapon. Puis mouvement général, brouhaha vers la salle des fêtes. Où j'ai retrouvé un chapon déguisé en Estèbe (cliclol). Nous avons gaiement devisé parmi les volailles aux douces plumes, tandis que le palmarès de l'année égrené par la notabilité faisait frémir l'assemblée.

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Et comme on était à la campagne, la fête a battu son plein jusqu'à quatre heures, heure à laquelle mon comparse suisse  a repris la route. Après cela, plus grand chose : quelques emplettes bio, une promenade dans les diverses librairies, la quête de la racine de persil, le cadeau de Noël du chat, l'attente sage dans la salle de la gare.

Et enfin? Rentrer un peu fatiguée, retrouver le chat-pon qui se frotte tendrement à mes jambes glacées, faire une lessive aux noix de lavage (remarquable!), manger un truc délicieux. Une tranche de pain grillé, sur lequel on pose quelques tranches de poires, puis une déclinaison de fromages en lamelles, dont je conseille la dégustation dans l'ordre : tomme fraîche, chèvre sans autre intérêt que d'être frais, roquefort (du Vieux Berger, (clic) cela va sans dire, le seul roquefort fabriqué artisanalement et manuellement). Hop au four à micro-ondes, à faible puissance, quelques minutes. Et rêver de nouvelles aventures épatantes.

Un compte-rendu drôle chez Estèbe (clic lol)
Un compte-rendu moins drôle chez Les Canuts Ecervelés, Convivium lyonnais de Slow food. (clic pas lol)


Canned Heat!